Suppression de la voiture privée à Rennes

Comment supprimer l’usage de la voiture privée à Rennes ?

Cette question sera débattue le mercredi 5 février 2020 à 18h30 à la Maison de Quartier de Villejean, 2 rue de Bourgogne (métro Kennedy) de 18 h 30 à 21 h. Le texte ci-dessous accompagnera l’invitation à la soirée-débat et servira de support à une introduction. La discussion ne consistera pas à discuter de l’objectif visé mais à affiner, nuancer, enrichir les mesures concrètes cidessous pour sa mise en œuvre municipale.

Nous supprimerons dans Rennes la circulation de toute voiture privée, c’est-à-dire faisant l’objet d’une appropriation individuelle (y compris familiale). Une flotte municipale de taxis (voitures, minibus collectifs, triporteurs électriques pour personnes et marchandises) sera créée. Là encore, les chauffeurs seront des fonctionnaires municipaux, bénéficiant d’un revenu mensuel de 2000 euros et des mêmes avantages de temps de travail et de congés que les autres fonctionnaires municipaux. Les transports publics seront entièrement gratuits à l’échelle de la métropole. Nous développerons les transports publics collectifs (bus, métro) à l’échelle de la métropole et nous l’enrichirons d’un système municipal de covoiturage. Un moyen de transport public partira toutes les 5 minutes, 24 heures sur 24, car nous aimons autant le jour que la nuit. Nous reverrons la répartition de la taille des bus.

Un plan d’insonorisation des habitations sera aussi proposé. Les durées moyennes de déplacements en bus (32 minutes en 2018 contre 19 minutes pour la voiture pour des longueurs de déplacement proches) seront significativement réduites grâce à la disparition de la voiture privée dans Rennes. Un plan quinquennal de bus, fondé sur les besoins réels de déplacements à l’échelle de la métropole, constituera une priorité. Une filière municipale du vélo sera créée. Chaque habitant-e de Rennes métropole, français-e ou étranger-e, avec ou sans papiers, recevra un vélo financé par la municipalité. Nous supprimerons les espaces spécifiques en fonction des modes de transport et encouragerons les espaces partagés de circulation, ce qui supposera une formation continue au « respect » des autres.